vendredi 11 avril 2008

Du pétrole et du gaz en grande quantité au Québec

Notre "ami" André Pratte dans la Presse d'aujourd'hui y va d'un texte d'opinion intitulé "Le Québec comme le Texas". Pour une fois, je me suis rendu au bout de son article. Habituellement, ses propos me répugnent tellement que je tourne la page avant d'avoir terminé.


Il fait allusion à un article de Philippe Mercure, chroniqueur de la Presse dans le domaine des affaires. C'est la folie furieuse dans le domaine boursier pour deux compagnies québécoises et une compagnie texane spécialisées dans le domaine du forage et de l'exploitation du gaz naturel.

Semblerait que nous sommes assis sur une véritable mine d'or liquide et gazeuse entre Montréal et Québec sur la Rive-Sud du Saint-Laurent. Je n'en suis pas surpris du tout. Quand je suis arrivé à Leclercville (à mi-chemin entre Trois-Rivières et Québec dans la circonscription électorale de Lotbinière) il y a une trentaine d'années, les résidents nous racontaient les aventures qu'ils avaient eues avec le gaz naturel qui sortait de leur tuyauterie. Chez certains, en ouvrant le robinet le matin, une "poffe" de gaz précédait l'eau. Certains allumaient ce gaz pour le plaisir.

Si ces gisements sont si volumineux et exploitables, André Pratte se demande quelle sera la réaction des "khmers verts"; ceux pour qui la réponse préalable à tout projet de développement est NON ! Si tant est que cette exploitation soit faite selon les règles de l'art je ne crois pas que le Québec doit s'en priver. Un État qui possède de l'eau en quantité, de l'énergie à revendre et des cerveaux de qualité ne peut faire autrement qu'être un État riche. Je crois que ce serait un coup de pouce supplémentaire à l'émancipation politique complète du Québec, car les dernières peurs qui empêchent les Québécois de dire Oui à l'indépendance sont souvent d'ordre économique.

lundi 7 avril 2008

Les agrocarburants et les biocarburants.

J'ai utilisé le mélange éthanol/essence offert par Sonic dans mon automobile jusqu'à ce que je sache que, loin de faire du bien à la Planète, ce produit, fait à base de céréales, était en train de déstabiliser toute la chaîne mondiale de l'alimentation.
Dans un excellent article paru sur le site des Cent Papiers intitulé: "Les biocarburants : « un crime contre l’humanité »" le rédacteur Pierre R. fait une excellente analyse de ce mode de production d'énergie "verte" et des conséquences sur l'économie mondiale et le développement durable des ressources.

Par contre, le Québec semble être, encore une fois, à l'avant-garde mondiale par rapport au développement d'un biocarburant écologique. D'une part, il n'y aura pas d'autre usine d'éthanol produit à base de céréale que celle de Varennes. Déjà une de trop à mon avis. Dans cet article vous verrez qu'elle consomme "au total, 12 millions de boisseaux de maïs chaque année pour produire un carburant moins polluant."

D'autre part, les prochaines usines de production d'éthanol devraient utiliser la technologie de la fibre cellulosique. À ce sujet, je vous invite à lire un rapport de mars 2007 d'Investissement-Québec , ensuite, un texte pris sur Canoë (un site permettant à des scabs de publier le Journal de Québec) annonçant la construction de la première usine de biocarburants à base de fibres cellulosique. Finalement, le site de la compagnie Enerkem qui construira cette usine.

Québec sait faire dans le domaine du développement durable. Al Gore, lors de son passage à Montréal la fin de semaine dernière, l'a bien souligné. Québec sait faire malgré les embûches du Fédéral. Vous me voyez venir: on pourrait faire encore plus si on avait les pleins pouvoirs et si on avait le contrôle sur toutes nos taxes et impôts comme un pays normal.

vendredi 4 avril 2008

Madame Marois et le "beau risque" !

Le ministre conservateur Jean-Pierre Blackburn y est allé d'une déclaration surprenante cette semaine. Il a lancé un ballon politique à l'effet que son Gouvernement serait prêt à lancer une ronde de négociations afin d'intégrer le Québec à la "Canadian constitution". Il était fin seul à croire la chose possible pauvre Jean-Pierre.


Je verrais toutefois d'un bon oeil la réouverture de la joute constitutionelle. La période où les Québécois étaient les plus favorables à la souveraineté ne coïncidait-elle pas avec la vaste période des négociations sans fin avec le Fédéral. On sait très bien que les provinces et les territoires n'accepteront jamais quelques accommodements que ce soit pour le Québec.

Le Québec est une nation qui disaient ! Oui mais une nation à l'intérieur d'un Canada uni. Un oiseau en cage finalement.

Comme les libéraux québécois n'oseront jamais demander quoique ce soit à Ottawa de peur de se faire dire "No my dear!" avec les conséquences pédagogiques en faveur de la souverainté qui s'ensuivraient, comme l'ADQ l'aurait peut-être fait s'il elle avait été portée au pouvoir mais que la possibilité de prendre le pouvoir semble lui glisser entre les mains, que nous reste-t-il comme espoir de recréer une situation de crise constitutionnelle ?
Que le Parti Québécois au pouvoir, majoritaire ou minoritaire avec l'aide de l'ADQ, dépose un projet de loi spécifiant les pouvoirs que le Gouvernement du Québec veut récupérer d'Ottawa en les enchâssant dans la Constitution et le type de reconnaissance qu'il exige afin de ratifier la constitution canadienne.

Vous me direz qu'on a déjà joué dans ce film là ! Oui, c'est vrai ! Dans les années '90 monsieur Parizeau avait offert sa collaboration à "son Premier Ministre" afin que le Québec se tienne debout devant Ottawa. Ce qui fut le cas ! Le Québec avait des demandes que l'on qualifiait "d'historiques". Elle furent rejetées par les provinces et les territoires, comme elles le seront tourjours. Toutefois, le dit Premier Ministre Bourassa s'est écrasé quand est venu le temps de prende ses responsabilités et de répondre à l'appel majoritaire du peuple québécois qui voulait sa souveraineté.

Nous devons faire un "remake" de ce film. Mais cette fois, nous ne nous écraserons pas.

mercredi 2 avril 2008

"M'accrocher" de Loco Locass.........j'en braille encore !

C'est vrai que je suis braillard. Je l'ai toujours été. Dès qu'on touche une de mes cordes sensibles (et elles sont nombreuses) je ne peux réprimer une larme ou deux. Ce fut le cas au dernier Conseil national du Parti Québécois avec Pierre Curzi qui a fait une sortie bien sentie sur la langue dans l'atelier Souveraineté et Culture. Chair de poule et braillage assuré !

Je viens d'écouter, après en avoir entendu parlé en bien plusieurs fois, la chanson "Maccrocher" de Loco Locass tirée du video clip suivant:



Cette chanson est aussi la trame sonore du film "Tout est parfait".

Voici les paroles de ce chef d'oeuvre; faut dire que je suis un inconditionnel de Loco Locass depuis le début. J'ai bien hâte au prochain disque ! À quand une vrai politique de prévention du suicide au Québec ?

Ces derniers temps ma vie s’est dégradée en tons de gris.

Monochromie, monotonie, mélancolie beaucoup de nuits, beaucoup d’ennuis.

Je sens que je fléchis, et je réfléchis. Quatorze étés déjà jetés qu’aurais-je été une bougie soufflée trop tôt.

Comme mon ami mort en moto, une statistique pathétique dans une chronique nécrologique.

Un québécois de plus en moins, ca ferait-tu de quoi à quelqu’un ?

Je sais pas ce qui se passe mais c’est pas rien qu’une mauvaise passe.

J’aimerais disparaître comme dans un tour de passe-passe.

En attendant je veux bien paraître dans la parade de l’apparat.

Mascara, mascarade pour mes parents, mes camarades.

Même si chui maussade j’ai rénové ma façade.

La clôture métallique est un sourire orthodontique; dans les murs les fissures ont été colmatées les volets sont repeints la toiture est refaite.

L’imposture est parfaite. à l’intérieur tout est décrépit.

La charpente est pourrie, les tapis sont finis. Pis la tapisserie est moisie les lambris sont recouverts de vert de gris les amis j’vous l’dis tout ça c’est bon pour l’incendie.

Avancer c’est vain quand y’a pas d’horizon à mes pieds y’a un ravin pis j’en vois même pas l’fond.

Si je lève les deux mains je butte sur un plafond. À quoi bon un lendemain si c’est pour creuser plus profond? (bis)

En attendant mon heure je tue les heures devant mon ordinateur. Dire que ma mère pense que c’est pour mes travaux scolaires.

Pauvre moman si t’étais au courant tu déboulerais dans la cave en courant parce qu’en ce moment je suis sur un site de noeuds coulants.

Si je me souviens comme il faut dans l’garage y’a tout ce qu’il faut.

Escabeau corde à canot et un anneau assez haut. Hissez haut! Hissez haut!

Et si jamais je m’accrochais ce serait à la vie, ou à un crochet?

Je viens de terminer le bouquin d’un certain Hubert Aquin. C’est pas du Arlequin !

Il prévoit la fin des miens. Est-ce que son destin sera le mien?

C’est pas certain. J’ai peut-être pas la rage de vivre mais j’ai pas le courage de mourir.

Fatigué, indécis c’est mon récit ces temps-ci. J’ai réussi mon entrée, mais je veux pas rater ma sortie.

Avancer c’est vain quand y’a pas d’horizon à mes pieds y’a un ravin pis j’en vois même pas l’fond.

Si je lève mes deux mains je butte sur un plafond. À quoi bon un lendemain si c’est pour creuser plus profond?

Et puis, avez-vous braillé ?