lundi 29 septembre 2008

Les conservateurs bitumineux !

L'exploitation des sables bitumineux est un sujet économique et environnemental qui peut susciter une certaine réflexion dans la population et je ne comprends pas pourquoi les souverainistes québécois ne l'ont pas encore utilisé comme argument pour convaincre de l'urgence de quitter le Canada pour partir notre propre business: le pays du Québec ! François Cardinal ne va pas jusqu'à proposer l'indépendance du Québec dans son article de la Presse mais il trace un portrait fort juste de la situation catastrophique qui nous guette à court terme.

Je vous parlais, il y a quelques messages, de mes deux concitoyens qui voteront conservateur même si leur tendance naturelle serait de voter pour le Bloc. Dans le fil de la conversation j'ai abordé le dossier des sables bitumineux et du rôle important qu'a joué le gouvernement fédéral en subventionnant, à coup de plusieurs centaines de millions, la recherche et le développement de cette exploitation. J'ai senti alors que nous n'avions pas à gratter bien loin pour faire ressortir toute l'injustice que représente ce "coup de pouce" fédéral à une industrie qui ne rapporte rien au Québec. Ce coup de pouce dont nous payons environ 20% par nos impôts et taxes fédérales.

Mais il ne faut pas s'arrêter là. Il faut alors parler des conséquences environnementales de cette exploitation des sables bitumineux considérée comme le plus grand projet industriel de l'histoire et le plus destructif pour la planète. Après la destruction des forêts amazoniennes, l'exploitation des sables bitumineux devient donc la deuxième plus grande destruction de forêts sur terre. Pour chaque baril de pétrole produit nous avons besoin de 5 barils d'eau qui ne sont pas traitées et forment des bassins visible de l'espace. À moyen terme il y aura production de 3 millions de barils de pétrole par jour (donc l'utilisation de 15 millions de barils d'eau par jour....moyenne piscine !) La dépollution coûtera un bras, sera sûrement grassement subventionnée et nous en paierons, comme Québécois, autour de 20% sans en avoir retiré un seul dollar de bénéfice.

Alors, vivement à nos calculettes et donnons-nous un argumentaire solide sur la nécessité de quitter le Canada avant que les coûts de la dépollution ne nous atteignent. Faisons du Québec le pays le plus écologique au Monde; un modèle dont voudront s'inspirer toutes les nations. C'est réaliste...........faut juste le vouloir !


dimanche 28 septembre 2008

La planète bleue !

Je vous ai souvent parlé de la planète où je vis. Pas la belle boule bleue, non la planète bleue que représente la région de Québec, le Conservativeland, l'Adéquistan, le Québec tranquille, et pourquoi pas le Québec profond. Jean-Simon Gagné en parle de façon imagée dans le Soleil de cette semaine dans une chronique intitulée justement LA PLANÈTE BLEUE.


Dans ce monde parallèle au mien, on aime bien les américains, on les vénère. On préfèrerait parler anglais plutôt que français et on aimerait bien pouvoir envoyer nos enfants dans des écoles anglaises afin qu'ils puissent gravir les échelons; on méprise les arts et les artistes, tous des tapettes subventionnés; on déteste le Québec et sa façon de faire (le modèle québécois), on rêve de fuir ce goulag des libertés. On écoute CHOI RADIO X et on en épouse l'idéologie de droite intolérante.


J'ai assisté, hier soir au Moulin du Portage, à un spectacle dont le public était essentiellement composé d'habitants de cette planète bleue. Le spectacle d'un groupe d'excellents musisiciens, francophones de Portneuf, qui, à l'instar de plusieurs autres groupes francophones, chantent en anglais. The Spleen offre un spectacle de qualité devant des fans qui portent bien leur nom: de véritable fanatiques. Je n'avais jamais vu un aussi grand rassemblement de calottes vissées sur la tête qu'hier soir au moulin. Je n'y avais non plus jamais vu un si vibrant accueil à un groupe de musique et une ambiance aussi survoltée. Les habitants de la planète bleue sont solidaires comme de vrais moutons. Vu du balcon, j'y ai vécu un véritable choc culturel.


Je suis persuadé qu'un sondage politique fait dans cette salle aurait donné une majorité écrasante aux Conservateurs. Quand je cotoie les habitants de la planète bleue, j'ai peur pour l'avenir du Québec. J'ai peur que l'on devienne un gros Nouveau-Brunswick comme disait l'autre. Un peuple ayant les attributs d'une nation mais qui ne sera pas allé au bout de ses rêves.

samedi 27 septembre 2008

Le débat sur la pertinence du Bloc à Ottawa, un reflet de notre schizophrénie nationale!

Je parlais, l'autre soir, à deux personnes, intelligentes et informées, qui s'apprêtaient à voter conservateur. Je dis bien "intelligentes et informées" car je sais que ces deux personnes sont politisées et suivent l'actualité plus que la moyenne des ours. Et pourtant rien ne peut les faire changer d'avis: elles voteront conservateur parce qu'elles sont tannées du Bloc. Une de ces personnes est membre en règle du Parti Québécois et soutient la souveraineté du Québec; elle arbore même un beau drapeau du Québec sur un mât près de sa résidence. La schizophrénie totale d'une bonne partie de notre peuple tient dans ces deux personnes intelligentes et informées qui aiment bien parler de politique.

Dans l'Action Nationale, à paraître en octobre, Robert Laplante (toujours aussi brillant dans ses textes) y va d'un éditorial intitulé: "La vérité du régime et les principes de notre lutte" que je vous invite à lire et à méditer.

Permettez-moi d'en citer le dernier paragraphe:

"Un peuple ne peut se construire ainsi à toujours se diviser contre lui-même. La pertinence du Bloc, c’est essentiellement à cela qu’elle tient : au refus de la politique de survivance. Son utilité, nous la trouvons dans ce qu’il symbolise un refus du régime que nous vaincrons le jour où nous serons capables d’accorder nos principes aux gestes de rupture qui s’imposent. Commençons par rompre avec le laxisme moral qui consiste à mener de faux combats pour mieux fuir les choix difficiles que nous dicte la vérité de notre lutte. Le Canada n’est pas notre pays. Ayons la force et l’intransigeance de l’affirmer pour mieux aider les députés du Bloc à trouver la bonne voie dans les dédales de la politique d’annexion qu’ils auront à contrer de l’intérieur et dans un paysage idéologique tout entier façonné par les leurres de la rhétorique et les simulacres de pragmatisme dans lesquels se drapent les inconditionnels de notre servitude.

Pour le reste, il faudra continuer. Et recommencer, encore et toujours, dans l’opiniâtreté des « siècles de l’hiver » (Miron). Nos outils sont imparfaits, mais ce sont nos outils. "

Du grand Laplante............comme à l'habitude !

vendredi 26 septembre 2008

Une semaine de dur labeur !


Mes fidèles lecteurs et lectrices se demandaient sûrement: "Mais où est donc Pierre ?" Une semaine sans message sur le blog le plus lu au Québec ! Voilà, le compte à rebours est débuté. Les outardes sont revenues, les feuilles rougissent et tombent; les geais bleus sont de retour et réclament leurs arachides quotidiennes; on sent l'hiver qui s'en vient à grands pas. L'automne, à la campagne, amène un rituel que les urbains ne connaissent pas. Que de choses à faire avant la première tempête de neige qui paralysera tout. Le bois de chauffage du prochain hiver à entrer (parce qu'on chauffe exclusivement au bois ici) et l'abattage, le débitage et la fente du bois pour l'an prochain; le jardin à défaire et à préparer pour la nouvelle saison et les légumes à traiter; les derniers travaux à entreprendre ou à terminer. Dans mon cas, j'ai encore une galerie à construire; une remise à vider de son contenu accumulé où il faut par la suite enlever le plancher de bois et le remplacer par un en ciment; la toiture en bardeaux de cèdre de la maison à terminer et toutes autres choses qui ne sont pas sur ma liste. Chaque jour compte dans cette course contre la montre. "Tu n'en finira jamais et c'est ça qui est important" comme le dit Félix dans sa chanson "Pour bâtir une maison" Vous comprendrez donc que les prochaines semaines seront plus physiques qu'intellectuelles et blogueuses.