jeudi 5 juin 2008

Quand comprendras-tu Philippe ?

Dans le Soleil de ce matin on peut lire une montée de lait de Philippe Couillard, ministre de la Santé du Québec et responsalble des dossiers de la Capitale Nationale. Monsieur Couillard trouve que le Fédéral se traîne les pieds dans plusieurs dossiers et qu'il fait les mauvais choix dans d'autres.


Dans le cas des conférenciers et invités à différents congès tenus à Québec dont les demandes de visas sont soit refusées ou retardées par Immigration Canada, monsieur Couillard demande à Ottawa d'être moins tâtillon. Je vous invite à lire cet article du Devoir sur le sujet.

Voyons Philippe on a beau être fédéraliste jusqu'à la moelle comme toi mais un moment donné il me semble que la coupe déborde. Quand comprendrons-nous qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
Faudrait faire la liste de TOUTES les entraves au développement du Québec (j'en vois à tous les jours dans les journaux écrits ou télévisés) générées par le Gouvernement du Canada. Faudrait dire au Québécois et Québécoises en quoi le Fédéral nous brime et qu'en plus on paie une partie de la note pour se faire chier dessus. Assez, c'est assez !

samedi 31 mai 2008

Le désordre

J'ai beaucoup de difficulté avec l'ordre. Mon bureau est un fouillis total; je cherche constamment mes outils quand je bricole; je vais même jusqu'à perdre des outils, devoir les racheter et les retrouver quelques mois plus tard. J'ai donc plusieurs outils en double et en triple. Heureusement ma tête est plus ordonnée que ce qui m'entoure. Je suis même plutôt cartésien d'esprit. Parfois, monter un meuble en vrac ou un établi provenant de Chine et acheté chez Pneus Canadiens est plutôt difficile...........surtout quand la traduction française du chinois est aléatoire. J'ai donc bien ri en lisant ce blog trouvé sur le site Réso.net dont je vous ai déjà parlé.
Un bijou de site internet sur le désordre. C'est touffu, c'est imaginatif, c'est bien écrit bref, des heures de plaisirs intelligents.

Pour vous donner une idée du genre de truc qu'on peut y retrouver, voici une demande d'emploi chez un grand fabriquand de meuble en kit que l'on présume être IKEA. _____________________________________________________
A : Monsieur le vendeur suédois de meulbles à monter soi-même

De : Philippe De JonckheereXXX

94120 Fontenay-sous-Bois

Téléphone : xx xx xx xx xx


Fontenay, le 22 mai 2008

Monsieur

Je ne saurais dire depuis combien de temps déjà je suis client chez vous, j’ai un vague souvenir d’être allé dans vos magasins en compagnie de mon père pour acheter ma première table à dessin sur tréteaux, adolescent, d’ailleurs je l’ai encore, c’est appuyé sur elle que je vous écris aujourd’hui.

Non pas que je cherche à m’attirer vos faveurs rétrospectives en faisant valoir que je suis un de vos bons clients, en revanche je souhaite m’appuyer sur cette ancienneté pour vous démontrer que je ne manque pas d’expérience dans le montage de vos meubles, pour mes propres besoins comme pour ceux d’amis, ou encore ai-je passé de nombreuses heures dans la réparation de votre modèle le plus courant de canapé-lit, il semble que je sois prédestiné au montage de vos meubles, mais là encore ce n’est pas en tant que monteur de vos meubles que je vous présente cette offre spontanée de services, mais en tant que critique de vos ingénieurs dont j’admire immensément la grande compétence et la parfaite ingénuosité pour écrire des plans de montage, qui suivis à la lettre avec un esprit tordu comme le mien, aboutissent invariablement au redémontage, quand c’est possible, du meuble pour le remonter dans le bon sens. Pendant longtemps, j’ai même cru qu’il s’agissait d’une sorte de sadisme typiquement suédois. Deux analyses abouties plus tard, je comprends bien que tout le problème vient de moi, de mes propres incapacités à raisonner simplement et qu’il est paranoiaque de soupçonner des personnes aussi droites que vos ingénieurs d’une telle perversité.
Chaque fois que j’ouvre un nouveau paquet de vos meubles, je suis fébrile, j’y vois une manière de défi personnel, parviendrais-je à monter ce nouveau meuble du premier coup ?, en respectant bien toutes les faces de chaque planches, sans que les champs avec leur trous ne se retrouvent en avant sur le meuble ou je ne sais quel autre cas de figure que, sans doute, vos ingénieurs auront tenté d’éradiquer par tous les moyens. Seulement voilà, c’est sans compter ma très grande faculté à mal interpréter les plans pourtant simples et clairs de vos ingénieurs. Encore une fois, le problème vient de moi et non de vos ingénieurs, à moins, bien sûr, que certains parmi eux aient découvert au terme d’une anlyse longe et douloureuse qu’il ou elle fut coupable d’un sadisme sournois à l’endroit de vos clients, mais je veux croire en vos méthodes efficaces de gestion pour écarter de tels individus pervers et discourtois.
Et je me dis, parce que j’ai parfois le sentiment de les connaître personnellement, de savoir un peu comment ils raisonnent, qu’ils seraient horrifiés de me voir monter un de leur chef-d’oeuvres de précision et de conception, ou pire encore de voir une étagère montée par mes soins avec les champs de coupe visibles, des clous ou pire des vis qui dépassent ou je ne sais quoi encore. Mais aussi dégoûtés qu’ils seraient, je ne doute pas qu’ils gagneraient beaucoup à me voir faire, que ce serait là pour eux un enseignement très riche. De même que je ne doute pas, étant donné leur sérieux, leur implication et leur ingénuosité pour trouver ces admirables astuces de montage qui sont les leurs, qu’ils auraient à coeur de chercher des remèdes à mes montages défectueux, conscients que ce ne serait pas à moi seul qu’ils rendraient service mais à toute cette cohorte de personnes à l’esprit maladroit ou tellement déviant que jamais, vraiment jamais, ils ne parviennent à monter un meuble du premier coup et jamais sans jurer, quand j’entends ma petite fille de quatre ans dire dans la cour de récréation "saloperie de putain de bordel de merde", je pense à vos ingénieurs qui seraient tellement peinés d’apprendre qu’ils y sont peut-être pour quelque chose dans ce vocabulaire de charretier placé dans la bouche innoncente d’une fillette de quatre ans.
Ah comme il me ferait plaisir de travailler en compagnie de ces hommes et de ces femmes, dont je devine le calme, l’esprit de synthèse et la tranquille circonspection à traquer l’imperfection, hommes et femmes que je considère pour ma part comme des demi-dieux, et comme il me plairait de cotoyer leur admirable magnitude. En échange, je pense que je saurais égayer leurs journées sans doute très longues, la perfection est à ce prix, je le sais, et être pour eux un sujet de moqueries éternel, ce qui sûrement leur ferait du bien, et devrait même donner à leur esprits féconds de nouvelles idées &#151 soit pour soulager mes semblables, ou, si des esprits malins se cachaient parmi vos équipes, ce que je ne peux m’empêcher de soupçonner malgré moi, même si mon analyste a été formel, cela vient de moi, sans doute ces esprits dépravés trouveraient de nouvelles voies pour tourmenter les esprits faibles et fragiles comme le mien, mais non, c’est vraiment pour le meilleur que je veux oeuvrer, et je le sais vos méthodes de recrutement ne laisseraient jamais passer ces cerveaux du mal — et je pourrais peut-être même insuffler un peu de poésie et une dose, homéopathique, de désordre dans leur monde parfait, qui est un peu le votre, à l’image de vos galeries marchandes dans lesquelles on peut voir vos meubles parfaitement montés, sans doute par vos ingénieurs eux-mêmes.
Pour tout vous dire, ce qui vraiment me ferait plaisir ce serait de travailler au bureau des plans de montage, de pouvoir faire mes petits rajouts sur ces dessins de montage à l’étrange pureté.
J’espère que vous allez rapidement donner suite à ma proposition, il me tarde de rencontrer mes futurs collègues, curieux tout de même de savoir qui tourmenterait l’autre le plus, ou encore de voir un nouveau tampon sur vos emballages, peut être monté même par un singe habillé, dont j’aurais naturellement la paternité. En attendant, je me tiens à votre entière disposition pour tout renseignement complémentaire ou même une démonstration à votre convenance de mes extraordinaires talents pour suivre à la lettre n’importe lequel de vos plans de montage et d’atteindre des résultats inattendus, diamétralement opposés à ce qui était escompté et souvent disgrâcieux. Comme j’aurais alors le sentiment de faire le bien et de me rendre utile, un tel talent, je vous l’assure, ne doit pas être gâché et rester inemployé.
Respectueusement
Philippe De Jonckheere.

lundi 19 mai 2008

Un politicien qui m'inspire de plus en plus !


S'il est un politicien qui sache m'inspirer ces temps-ci c'est bien Barack Obama. Au fur et à mesure que je suis sa fulgurente candidature, je suis épaté de l'enthousiasme qu'il suscite sur le terrain. Ils étaient 75 000 personnes en Orégon hier. Encore une fois il a dit que la prochaine élection serait celle de tous les américains; démocrates, républicains, blancs, noirs ou jaunes, pauvre ou riches tous unis pour changer la société. J'espère que ce ne sera pas seulement de belles paroles creuses. J'ai cofiance. Si je pouvais aller aider à son élection je le ferais assurément. J'avais essayé pour l'élection de Kerry en 2004 mais ce fut impossible. Pour des raisons de sécurité ils ne prennent que des Américains dans l'organisation.

Pour les mêmes raisons, on ne peut contribuer à la campagne de Barack Obama par le net ni acheter du matériel de promotion tels que des gilets ou des macarons. Heureusement mon bon ami Jean-Claude Dubuc de Deschaillons-sur-St-Laurent a un cousin américain et, samedi dernier, il m'a commandé un chandail à l'effigie de Barack. Je l'arborerai fièrement cet été.

J'ai ajouté à la droite de ce blog les dernières vidéos de la campagne d'Obama. Maintenant que je suis connecté à la haute vitesse par Wimax de Sympatico, je peux enfin lire les fichiers de You Tube et me régaler de télévision en direct.
Voici un très beau montage autour du slogan d'Obama "Yes we can !" C'est un peu beaucoup comme l'Indépendance du Québec; le pouvons si nous le voulons............tout simplement !

vendredi 16 mai 2008

Il y a 20 ans un incendie détruisait le Moulin du Portage

En ce 17 mai, aux petites heures du matin le téléphone sonne à la maison. Quelqu'un nous annonce que le Moulin du Portage est en feu. C'est une longue histoire d'amour entre le moulin et nous (moi et ma conjointe Francine Lemay). Quand Francine était enfant, ses parents (natifs tous deux de Leclercville) l'amenaient à chaque été faire un tour au moulin. Une magnifique peinture du moulin et signée par Hermas Labbé trônait au dessus de son lit d'enfant. Le Moulin du Portage était donc inscrit dans le code génétique de Francine.

Quand nous sommes arrivés à Leclercville en 1975 (retour à la terre oblige) nous avons rapidement constaté l'état de délabrement dans lequel se trouvait ce pauvre moulin. En Dom Quichotte que nous sommes nous avons évidemment pris la tête d'un mouvement pour le sauver. Francine est ainsi devenue la présidente de la Société des Amis du Moulin du Portage aujourd'hui propriétaire du moulin.


Après une première restauration faite à coup de maigres subventions le Moulin du Portage devint une petite salle de spectacle professionnels. C'était quelques années avant l'incendie dévastateur.


En ce 17 mai 1988, il ne restait que quatre murs de pierre fort amochés. Plusieurs disaient: c'est terminé, on passe le "bull" et on gazonne par-dessus. C'était mal connaître ma conjointe. En entrant à la maison après avoir quitté les pompiers en ce matin frisquet de mai madame la présidente me dit "On commence la reconstruction le plus tôt possible"


Elle s'est battue contre vents et marées et a vaincu le scepticisme populaire. Elle a fini par convaincre le Ministère des Affaires Culturelles de l'époque d'au moins sauvegarder les murs de pierre qui menaçaient de s'effondrer l'hiver venu. Ils ne savaient pas qu'ils venaient de se mettre le doigt dans l'engrenage. De sommets économiques en projets fédéraux de création d'emplois Francine a réussi à faire en sorte que le Moulin du Portage a été reconstruit en 5 ans et a recommencé à présenter une programmation de spectacles professionnels très appréciés. C'est grâce à la persévérence de personnes passionnées comme Francine que le Québec conserve encore un peu de son patrimoine. Bravo !