lundi 29 décembre 2008

ContreInfo.info


Un de mes voisins a attiré mon attention vers un site bourré d'informations que vous ne lirez pas dans les médias traditionnels. ContreInfo.info "se donne pour objectif d’apporter à ses lecteurs informations et éclairages sur l’actualité française et internationale afin de leur permettre de mieux connaître le monde incertain dans lequel nous vivons et de comprendre les enjeux auxquels nous sommes confrontés. "

Si vous êtes préoccupé par ce qui se passe ou ne se passe pas sur notre petite planète et voulez aller au-delà du Téléjournal pour comprendre et agir, vous devez, comme moi, prendre l'habitude d'aller sur ce site régulièrement.

L'article ou plutôt la série de textes sur le choc pétrolier donne le vertige. Je ne sais pas comment nous arriverons à combler le retard pris par nos société devant la très prochaine pénurie de pétrole à bon marché. Nous agissons comme si nous avions du pétrole pour les 100 prochaines années. Contrairement aux croyances jusqu'ici établie, le pic de production de pétrole sera atteint, vraisemblablement, vers 2020, dans 11 petites années.

Un État comme le Québec, avec ses capacités de production hydro-électriques et éoliennes à bon marché, pourrait devenir un joueur énergitique important en Amérique du Nord. Avec une Ministre de l'environnement et du développement durable de grande envergure comme Line Beauchamp (ici, il faut rire car c'est du sarcasme) il ne fait pas de doute que le Québec a un plan sur 10 ans pour établir notre indépendance totale face au pétrole et mettre l'accent sur les sources alternatives d'énergie. Parlant d'indépendance, encore là il serait mieux d'avoir la capacité de signer des accords internationaux comme seuls les pays souverains peuvent le faire si nous voulons vraiment profiter de cette manne.

dimanche 28 décembre 2008

Une virée à Montréal avec Francis et Élyse !

Depuis quelques années, le grand-papa que je suis se fait plaisir en organisant un petit voyage de découvertes à Montréal avec son petit-fils aîné Francis. Cette année j'avais la joie d'être aussi accompagné d'Élyse ma fille cadette (qui nous donnera notre quatrième petite-enfant en février).

La première étape prévue consistait en un spectacle à la Cinquième Salle de la Place des Arts. L'Arche, conçu par L'Arsenal à musique et ainsi décrit sur leur site:

"Accessible à tous, cette production multidisciplinaire, puissante et débordante de fantaisie, jette un regard aiguisé sur le fragile équilibre entre l’homme et la nature. Des acrobates, un musicien-virtuose et des images à couper le souffle qui apportent, dans l’imaginaire du public, la sensation que l’avenir du monde relève de la responsabilité de tous. Le titre suggère à chacun d’entre nous comment il doit aujourd’hui remplir son arche. Quelles espèces allons-nous choisir, et en fonction de quels critères, pour les inviter à entrer dans l’Arche, notre maison, notre futur ?"

Nous avons, tous trois, bien apprécié. Une belle salle bien remplie d'une majorité d'enfants bien attentifs et réceptifs (signe que c'était bon). Des billets accessibles (10$ et 15$) et surtout on peux y aller en métro sans se casser la gueule sur les trottoirs glacés de Montréal. Quand on a un budget limité on ne peut malheureusement pas se payer les Casse-Noisette (105$), le spectacle de Noël de Québecissime (138$) ou le cirque Birdhouse Factory de la Tohu (115$).

De la Place des Arts nous avons repris le métro vers la station Viau et une sortie cinéma au StarCité situé sur Pierre-de-Coubertin. Un petit film produit par Walt Disney que je vous recommande "VOLT" (Bolt en anglais). N'oubliez surtout pas "Qu'un chat, un chien et un rongeur, voilà le secret du bonheur!" C'est la chanson thème du film bien traduite elle aussi.

En voci le synopsis:

"Vedette d'une populaire série télévisée, le chien super-héros Volt est tenu par la production à l'écart du monde réel. De fait, l'animal est convaincu que l'univers de science-fiction dans lequel il évolue avec Penny, une jeune actrice, est le seul qui existe. Jusqu'à ce que, croyant à tort que sa jeune maîtresse a été kidnappée, le fidèle cabot s'évade du studio afin de la rattraper. Or, dans ce nouveau monde inconnu auquel il est confronté, ses superpouvoirs, qui lui permettent de se tirer de tous les mauvais pas, sont inopérants. Qu'à cela ne tienne, Volt part à la recherche de Penny en compagnie de Mitaine, une chatte blasée, et Rhino, un hamster obèse."

Traduit au Québec (beau travail de Guy Jodoin, Claude Legault et de Frédérique Dufort) mais, de plus, retravaillé numériquement afin de changer même le nom du petit chien sur de nombreux éléments du film. Bel exemple de respect des auditoires francophones.

De retour à Place Versailles où je stationne habituellement mon automobile afin de prendre le métro (ne le dite pas aux gardiens de sécurité) nous prenons la direction de l'Auberge des Gouverneurs de l'Ile-Charron. Et pourquoi cet hôtel en particulier ? Premièrement parce qu'il me reste un certain nombre de chambres gratuites à utiliser (Après 14 nuitées on a droit à une nuit gratuite) et deuxièmement à cause des chevreuils. Une grande population de chevreuils vit dans l'archipel des Îles de Boucherville. Autour de l'hôtel il n'est pas rare d'en voir une dizaine venir manger près des baies vitrées.
Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil nous nous dirigeons chez IKEA pour faire des achats utilitaires. C'est sûr que Francis n'a pas apprécié mais Élyse et moi oui. Faut quand même être un petit peu égoïste après tout.






Toujours sur la Rive-Sud, direction St-Constant pour le Musée Ferrovière. Je n'étais jamais allé à ce musée. Par l'autoroute 30 l'accès au site se fait très bien. C'est beaucoup plus gros et impressionnant que je ne le pensait. De gigantesques locomotives parfaitement astiquées, des wagons de marchandises ou de passagers, parfois luxueux, que l'on peut visiter pour un bon nombre. Plus de 160 véhicules, une des plus grosses expositions en Amérique du Nord. Francis qui avait fait un exposé oral sur le sujet cet automne en était estomaqué.


Comme dernière activité de ce voyage dans la grande ville (la seule ville digne de ce nom au Québec à vrai dire) le Centre des Sciences de Montréal et son cinéma IMAX. Le film que j'avais privilégié en est un d'animation sur la première expédition lunaire. Ce n'est pas un film très haut coté; le scénario est pour ainsi dire absent mais c'est charmant comme tout et je me suis rendu compte qu'il faudra que je repeigne le module lunaire de mon modèle réduit de la fusée Saturne V (qui fait quand même 1 mètre de hauteur) afin qu'il se rapproche du véritable.








Plus d'infos sur ce film

Alors, à l'an prochain Francis. Dans quelques années je serai accompagné, dans ces voyages, par toi mais aussi par Claudia, Nicolas et Mia. On ne passera pas inaperçu c'est sûr !

samedi 27 décembre 2008

La lente mais inexorable assimilation des francophones du Canada !

Un petit article, fait pour passer inaperçu paru dans Cyberpresse de ce matin, a attiré mon attention sur la lente mais inexorable assimilation dont sont victimes les francophones du Canada.

C'est bien sûr que l'effet est moins évident, quoique présent, au Québec, dans le nord du Nouveau-Brunswick et l'est de l'Ontario mais, si vous enleviez l'obligation de fréquenter l'école en français au Québec nous assisterions à un raz-de-marée anglophone tant chez les allophones que chez les Québécois "de souche".

Je suis confronté, régulièrement, à l'assimilation des francophones d'Amérique. J'ai eu idée de regrouper, sur Facebook, tous les Bluteau d'Amérique et du Monde. J'en ai un bon lot à présent et au moins 25 % de ceux et celles qui sont devenus mes "amis", parmi les Bluteau, sont des anglophones de souche française. Il est facile de remonter la généalogie de ces Andrew, Chad, Bobby, Samantha et Lise Bluteau (qui vivent aux États-Unis ou au Canada) jusqu'à notre unique ancêtre, Jacques, venu de Vendée vers 1660. Ces jeunes Bluteau ont un père ou un grand-père francophone mais ne parlent déjà plus ni n'écrivent ou lisent le français.

Voici, in extenso, le texte de Cyberpresse qui nous porte à réfléchir à notre avenir en tant que francophone d'Amérique. Si les Québécois veulent garder non seulement leur langue mais aussi leur culture devant cette mer anglophone d'Amérique ils n'ont d'autre choix que l'Indépendance nationale. Et, même indépendant le Québec devra lutter pour tenir le fort mais il aura ainsi plus de moyens pour le faire.

"Le pourcentage de Canadiens qui parlent français à l'extérieur du Québec diminue lentement mais sûrement depuis des décennies, les enfants francophones abandonnant leur langue natale lorsqu'ils commencent à fréquenter des écoles anglophones, fondent des foyers avec des conjoints anglophones ou travaillent dans des milieux anglophones.

Le nombre de foyers manitobains où le français est la première langue parlée a généralement reculé d'un pour cent entre 2001 et 2006, d'après les données de recensement de Statistique Canada.En Ontario, ce recul a été de 0,2 pour cent, tandis que le nombre de foyers francophones a chuté de 12 pour cent en Saskatchewan et de 1,6 pour cent au Nouveau-Brunswick - la seule province officiellement bilingue au pays.
Un survol des quelques dernières décennies révèle un changement encore plus marqué. Entre 1951 et 2001, le pourcentage de personnes à l'extérieur du Québec qui citent le français comme langue maternelle est passé de 7,3 pour cent à 4,4 pour cent.

Cette chute créée un genre de cercle vicieux. Comme les francophones sont moins nombreux, ceux qui restent ont plus de difficulté à trouver des amis, des voisins ou des commis de magasins qui parlent le français. Et si les enfants francophones ne peuvent pas parler français dans le cadre de leur routine quotidienne, il est moins probable qu'ils continuent à parler cette langue lorsqu'ils deviendront adultes.

«A l'extérieur du Québec, la prédominance du français dans les différents domaines sociaux n'est une réalité que dans certaines régions du Nouveau-Brunswick et de l'Ontario, pour la plupart limitrophes du Québec», précise Statistique Canada dans un rapport publié en 2007."

jeudi 25 décembre 2008

25 décembre 2004.

Borys Wrezesnewskyj m'a envoyé une carte de Noël ! Quand j'ai reçu cette missive du Parlement Fédéral je me suis dit que c'était sûrement une erreur. Que ce député dont le nom de famille vaut une petite fortune au Scrabble s'était sûrement trompé de liste pour envoyer ses cartes ou que les Conservateurs tentaient un nouvel épisode de charme envers les Québécois.


J'ai donc entré le nom de ce député sur Google et j'ai compris. J'ai compris le lien entre Borys et la mission d'observation en Ukraine auquel j'ai participé en décembre 2004. Ce député fédéral avait été à l'origine de la mise sur pieds d'une mission d'observation comme nous n'en verrons sûrement plus au Canada. Plus de 500 personnes ont été mobilisées. J'ai envoyé mon CV et, grâce à l'expérience accumulée en travail électoral, j'ai été sélectionné. Il faut se souvenir qu'une élection présidentielle entachée d'irrégularités avait été annulée par la Cour Suprême d'Ukraine et qu'une nouvelle élection avait été décrétée pour le 26 décembre 2004.















J'étais à Kiev le 25 décembre 2004. L'ambiance était survoltée sur la Place de l'Indépendance. Jour et nuit des milliers de militants et de militantes dans des centaines de tentes occupaient la Place. Le soir venu, des dizaine de milliers de personnes étaient présentes pour applaudir les chanteurs, poètes et politiciens venus appuyer la "révolution orange". Que de ferveur j'ai alors palpé. Une ferveur mystique tout autant que politique. Un peuple en marche. Quelle chance d'être témoin d'un tel évènement historique. Un Noël comme celui de 2004 ne peut jamais s'oublier.

C'est cette ferveur qu'il manque à notre peuple. Bien sûr, il ne faut pas être dupe, cette révolution orange était en grande partie fomentée par l'Occident et les États-Unis en tête avec des intérêts bassement mercantiles. Toutefois, des graines de démocratie et de pouvoir populaire semées en Ukraine en 2004 germera sans doute une nation forte et indépendante dans quelques années. Quand un peuple accède à son indépendance, nul ne peut lui enlever par la suite.